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Lorsque l'inventaire et la prisée étaient achevés, les biens étaient
répartis entre les héritiers conformément à la Coutume :
"Après le trespas de l'un desdits conjoints les biens de ladite communauté se divisent en telle manière que la moitié en appartient au survivant et l'autre moitié aux héritiers du trespassé."38
La dévolution successorale obéissait à des règles précises prenant en compte le " côté et ligne " du prédécédé.
S'il y avait des enfants, ceux-ci héritaient de la moitié des biens communs, l'autre moitié restant entre les mains de l'époux survivant. Les biens propres du prédécédé revenaient à ses enfants.
S'il n'y avait pas d'enfant, les biens de la communauté étaient partagés entre l'époux survivant et les père et mère du prédécédé ou, à défaut, aux collatéraux (frères, soeurs). Les biens propres restant dans la ligne, étaient partagés entre les frères et soeurs du défunt. Les biens propres ne remontaient pas dans la ligne opposée et, en l'absence de proches collatéraux, allaient au père ou à la mère du prédécédé, selon la ligne dont ils étaient issus : Pater na pat émis, materna maternis.
5.6. CONCLUSION
Cinquante-trois contrats de mariage ont été analysés, six furent conclus à la fin du XVIe siècle, quarante-quatre au cours de la première moitié du XVIIe siècle, les trois derniers en 1652, 1663 et 1680.
Trente-sept Fiances étaient apothicaires, les autres futurs époux étaient soit fils, soit fille, d'un apothicaire.
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