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épitaphes manuscrites des églises de Paris de la Bibliothèque de l'Arsenal. Nous avons ainsi relevé dans le tome VI de l'épitaphier relatif au charnier des Saints-Innocents, les épitaphes de plusieurs membres de la famille HERON dont l'étude est faite au chapitre 6. 5.4. LES SCELLES
Les scellés étaient apposés sur la maison, sur les portes, de certaines pièces ou sur des meubles, après un décès, par un commissaire enquêteur-examinateur au Châtelet. Ces officiers du Châtelet étaient des magistrats au nombre de quarante en 1586 et de quarante-huit à partir de 1635. Les offices des commissaires sont répertoriés dans la série Y du Châtelet de Paris, aux Archives nationales, de Y 10719 à 17623.
La pose des scellés pouvait être ordonnée à la demande de créanciers ou lorsque les héritiers étaient des frères ou des neveux du défunt, également dans le cas où il fallait assurer la conservation des droits d'héritiers absents ou de mineurs.
Ce fUt pour ce dernier motif qu'un commissaire se présenta le 18
décembre 1683 au domicile de Marc III HERON, mort le jour même, et
rédigea un procès-verbal d'apposition des scellés 34 à la demande de Marc
IV HERON exécuteur testamentaire de son père :
"(...) de la part de Marc HERON, marchand apoticaire et espicier en cette ville de Paris et antien garde de ladite marchandise, sommes transporté marché aux Poirées en la maison dud. sieur Héron où estant led. sieur Héron mort, a dit que Marc Héron son père aussy marchand apotiquaire et espicier en cette ville de Paris et antien consul et garde de ladite marchandise vient de decedder et attendu qu'il est habille à se dire et porter héritier dud. deffunct sieur Héron son père et qu'il y a plusieurs., autres habilles à