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" Je fais un testament de cinq solz que je désire estre distribuer en la manière accoustumée."
Ce trait d'archaïsme est, selon Pierre CHAUNU 30, d'inspiration
évangélique :
" Ces pauvres auxquels l'aumône est faite au nom du mort, pour son âme, dissimulent peut-être le Christ. "
C'est en sols parisis que les dons rituels de Blanche DUPILLE et Marie QUILLET étaient établis. Ce système de compte sera aboli en 1667.
Les dons et legs religieux sont destinés aux églises, confréries, monastères et couvents, hôpitaux et pauvres.
Michel d'ANSSE donne 50 Lt. aux pauvres, au choix de sa femme, mais Blanche DUPILLE, moins généreuse, n'accorde que 9 Lt. aux pauvres de Saint-Roch. Marc III HERON, un authentique bienfaiteur, lègue 100 Lt. à répartir entre 100 pauvres personnes, puis 157 Lt. à des églises, confréries et monastères enfin 125 Lt. à divers hôpitaux. Le jour de l'enterrement de Marie QUILLET, 2 écus devront être distribués aux pauvres et 2 autres écus donnés à l'église Saint-Benoît en participation aux prières journalières. Legs et dons civils
Des dons attribués aux êtres chers et à des serviteurs achèvent les dispositions testamentaires.
Michel d'ANSSE accorde la jouissance de ses biens à sa femme
Marie LAMBERT (n° 1) :
" Veult et ordonne que lad. damoiselle sa femme et exécutrice jouisse et aye la libre disposition des biens et revenus qui à luy
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