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Quatre testaments sur six commencent l'invocation par le signe de croix : Michel d'ANSSE, Marie GILLOT, Marc HERON et Marie de ROUSSILLON. Bien que cette séquence ait tendance à disparaître au milieu du XVIIe siècle, selon Pierre CHAUNU, les testaments de Michel d'ANSSE et Marc HERON ont été établis respectivement en 1649 et 1683.
L'exécuteur testamentaire
Le testateur désigne un exécuteur testamentaire chargé d'accomplir ses dernières volontés. C'est habituellement le conjoint survivant ou, à défaut, un parent proche. Michel d'ANS SE choisit son épouse Marie LAMBERT; Marc III HERON, étant veuf, désigna son fils apothicaire Marc IV et un gendre. Blanche DUPILLE, veuve, nomma sa belle-soeur; Marie QUILLET et Marie de ROUSSILLON choisirent leurs maris. Aucun nom d'exécuteur testamentaire n'est mentionné dans le testament de Marie GILLOT.
Dispositions funéraires Lieu de la sépulture
Tous souhaitent être inhumés en une église, celle de leur paroisse, et non dans un cimetière. La tendance préférentielle pour l'église, qui se manifeste dès la fin du XVIe siècle, a été soulignée par Pierre CHAUNU29. Au sein de l'église le testateur choisit un lieu privilégié : Marc III HERON souhaite être enterré ff proche nostre banc ff, Blanche DUPILLE au lieu et endroit où son mari a été inhumé comme Marie