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mortel et transitoire. Nous retrouvons ces formulations, au moins en
partie, dans les testaments analysés.
Ensuite, P. CHAUNU 27 précise les termes de l'invocation :
ff Elle comprend, quand elle se déploie dans son intégralité, six longues séquences ff.
L'invocation commence par le signe de croix : ff Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ", ensuite le testateur remet son âme à Dieu comme bon chrétien et catholique. La troisième séquence est l'invocation des mérites de la Mort et Passion du Christ suivie de la requête du pardon et de la demande de collocation de l'âme, lorsqu'elle se séparera du corps, au Royaume céleste de Paradis avec les bienheureux. L'invocation s'achève en sollicitant l'intercession de la Vierge, la benoîte et glorieuse Vierge Marie, et des saints.
Prenons l'exemple du testament authentique de Michel d'ANSSE
daté du 24 septembre 1649 (n° 1) :
" (...) considérant que briefs sont les jours de toutes humaines créatures, qu'il n'est rien plus certain que la mort ny chose plus incertaine que l'heure d'icelle ne désirant passer de ceste vie caduque et périssable à l'éternelle Sauveur, avoir déclaré sa dernière volonté. A ceste cause a fait dicté et nommé ausd. notaires son testament à la forme et manière qui ensuit. Au nom du Père, du Filz et du Saint-Esprit.
Comme bon catholique, apostolique et romain a recomande et recomande son âme à Dieu, seul rédempteur des hommes, le suppliant par le mérite de sa douloureuze mort et passion et par l'intercession qu'il requiert de la glorieuse Vierge Marie et de tous les saints et saintes de Paradis, vouloir luy pardonner ses péchez et offances et coloquer son âme après la séparation du corps au Royaume céleste de Paradis au nombre des bienheureux1'.
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