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enfants nés du premier ou du second lit pourraient renoncer à la communauté si leur mère décédait avant son second mari. Dans ce cas ils reprendraient tous les biens propres revenant à leur mère. Ce droit coutumier n'est pas précisé dans deux contrats (nos 7, 27) et dans le contrat n° 53 puisqu'il n'y a pas de communauté.
Clauses particulières - Donation au profit de V époux survivant
Des clauses pouvaient assurer un avantage particulier à l'époux survivant, en général la veuve. Michel d'ANSSE faisait un don irrévocable à Marie LAMBERT (n° 2) et ses ayants cause de 6000 Lt. à prendre sur tous ses biens, au cas où sa part de communauté ne serait pas suffisante, sauf s'il y avait des enfants vivants nés du mariage. La donation était inscrite au greffe du Châtelet de Paris. Geneviefve FRANCHOMME (n° 8) pouvait, en cas de prédécès de son mari, prélever 300 Lt. sur ses biens, mais toujours sous la clause restrictive qu'il n'y ait pas d'enfant né de leur union.
Le futur époux pouvait également bénéficier d'un don de sa
fiancée. Ce fut le cas de Jean LAMBERT (n° 31) dont la femme
Marguerite LEPUART pour l'amitié qu'elle lui portait :
" (...) luy faict don de tous et chacuns les biens meubles et immeubles quelzconques qui se trouveront luy appartenir au jour et heure de son décèdz, au cas qu'il la survive et qu'il n'y ayt enffans procréez dud. mariage. "
Marguerite LEPUART était veuve de Pierre de FORCIAT, écuyer,
sieur de Lavor, pair d'Auvergne, son apport lors de son remariage n'était