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rente faible de 50 Lt. soit, au denier 12, une rente capitalisée de 600 Lt. En revanche Anne de FURNES (n° 9) serait une veuve à Fabri du besoin avec une rente de 800 Lt., rachetable 14.400 Lt. (denier 18) qui s'ajouterait à l'ensemble de ses biens en propres constitués d'une autre rente de 234 Lt. (capitalisée 4205 Lt.), une maison rue Vieille-Tannerie estimée 10.000 Lt. et un cinquième de maison rue de la Juiverie.
Parfois le douaire était rachetable, ainsi la rente de 800 Lt. allouée à Anne de FURNES (n° 9) pouvait être acquise par les héritiers de son mari moyennant la somme de 9000 Lt., sans retour.
La veuve entrait en possession du douaire sans délai, ni procédure:
"Douaire soit coustumier ou préfix saisit sans qu'il soit besoing de le demander en jugement. "l
Le montant des douaires de femmes d'apothicaires était du même ordre que celui des épouses de médecins, en particulier le douaire d'Anne de FURNES était égal au douaire le plus élevé relevé par F. LEHOUX16.
Préciputs (Tableau 38, t. II, pp 209-217 et t. III, pp 23-131)
Le préciput (pris en premier) conventionnel est un avantage conféré par le contrat de mariage, sous le régime de la communauté, à l'époux survivant, consistant dans le droit de prélever, lors de la dissolution de la communauté, certains biens déterminés ou une somme d'argent sur la masse commune et avant tout partage.
Au XVIIe siècle le préciput était réciproque et permettait au veuf,