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Apport du fiancé
(Tableau 38, t. II, pp 209-217 et t. III, pp 23-131)
Au XVIIe siècle l'apport du fiancé en deniers, rentes ou marchandises était fréquent et nous le vérifions dans vingt contrats. Cette contribution du futur époux à son foyer était en principe plus rare au XVIe siècle, cependant cinq des six contrats passés entre 1577 et 1597 en comportent. C'était une donation des parents à leurs fils en avancement d'hoirie.
Ces apports étaient très variables, allant de 800 Lt. en 1577 (n° 51), à 9000 Lt. en 1629 (n° 31). Nicolas BOUTRAYT (n° 7) conservait en propres la huitième partie d'une maison et dix arpents de terre. Nicolas CAPPON (n° 10) possédait 300 Lt. de rentes sur une maison et un jeu de paume de la rue Tirechappe et reçut un don de sa mère de 2400 Lt. pour couvrir les frais de sa réception de docteur-régent de la Faculté de médecine. Marc F HERON (n° 28) apportait 3600 Lt. et la moitié des drogues et ustensiles de la boutique de son père Pierre HERON. Enfin, Gaspard de MEROMONT (n° 40), drapier, fit un apport de 4500 Lt. en achat de draps pour sa boutique ! Quelques-uns possédaient des rentes (nos 10, 36, 46 et 52).
En majorité les apports des fiances étaient inférieurs à la dot de leur future épouse, cependant Jacques BREHIER (n° 8) disposait de 4385 Lt. alors que la dot de sa fiancée, Geneviève FRANCHOMME, ne s'élevait qu'à 2000 Lt.