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Enfin, Geneviefve GODEFFROY, nous l'avons vu (cf. p. 193), détenait une portion de maison à Anthony ainsi que des terres, vignes, prés dans cette localité.
Nous nous trouvons dans une situation comparable à celle des médecins : leurs fiancées n'apportaient pas, en général, d'immeubles en dot n. Dans les familles d'apothicaires l'essentiel de la dot était constitué par les deniers comptants et les rentes.
Résumons ce que nous venons d'exposer. Dans 80 % des cas les fiancées apportaient des deniers comptants dont la fourchette se situe entre 300 Lt. et 15.000 Lt. (en moyenne 3600 Lt). Les rentes, moins fréquentes, entraient dans la constitution de douze dots sur cinquante-trois, s'échelonnant de 22 Lt. à 1000 Lt.; la fiancée conservait en propres au moins une partie de la rente. Les meubles et habits étaient rarement prisés, la moyenne établie sur trois cas s'élève à 400 Lt. environ. L'apport d'immeubles n'était pas courant, celui de propriétés terriennes plus rare encore; les uns et les autres restaient dans les propres de la future épouse. La part de dot ameublie était importante : de 1/3 à 2/3 du montant; l'ameublissement était total dans sept cas et pratiquement total dans deux cas. Seules trois fiancées conservaient en propres l'intégralité de leurs biens. Quant à Geneviefve GODEFFROY qui disposait d'une dot considérable, supérieure à 30.000 Lt., elle n'ameublit que 300 Lt. de rente.
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