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Nous venons de voir, ci-dessus, que Geneviefve GODEFFROY conservait la majeure partie de ses biens en propres, n'ameublissant qu'environ 20 % de sa dot.
Il y a quelques cas particuliers. Ainsi Marie HUBERT (n° 10) ameublit 6000 Lt. à son futur époux docteur-régent mais elle conserva en propres le surplus non estimé de ses biens. Marguerite TARTARIN (n° 13) ameublit ses deniers comptants (2000 Lt.), 1/3 de sa rente et 1500 Lt. à prendre sur le 1/3 de maison qu'elle conservait en propres. Anne PONCHER (n° 17) gardait tous ses biens, non prisés, en propres sauf 6000 Lt. de biens communs, de même Marie LAISNE (n° 37) n'ameublit que 2000 Lt. sur l'ensemble de ses biens non évalués. Le montant des biens de Marguerite LEPUART (n° 31) était également indéterminé mais il était prévu qu'au cas où elle prédécéderait sans avoir eu d'enfants son mari hériterait de la totalité de sa fortune. Les deniers comptants
Dans la majeure partie des contrats, quarante-deux sur cinquante-trois (79,2 %), la fiancée apportait des deniers comptants. La moyenne des apports est de 3590 Lt. (le n° 50 exclu car la dot englobe des deniers, des meubles, des drogues et ustensiles d'apothicaire) mais la fourchette est très large : de 300 Lt. pour Jeanne BOURDIN (n° 35) à 15.000 Lt. pour Clémence DUVAL (n° 29). Clémence était entourée d'apothicaires : son père, un oncle paternel et quatre cousins paternels. Bien qu'ayant un beau-frère et un cousin notaires au Châtelet, elle