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(environ 10.552 Lt.). Les rentes s'élevaient à 953 1. 18 s. 6 d.t. correspondant à un capital de 11.447 L au denier 12 et se décomposaient en : 400 L de rentes sur le sel, 190 L sur la ville, 116 1, sur particuliers, 235 1, sur la maison des Rats, rue Saint-Jacques-de-la-Boucherie et 12 1. 18 s. 6 d. sur plusieurs habitants d'Anthony. Il y avait en outre des arrérages de rentes montant à 1500 écus (= 4500 Lt.). Elle possédait du mobilier et des bijoux dont une partie provenait du tiers de la succession de son oncle Michel MILLON orfèvre (l'ensemble non évalué). Elle était propriétaire d'une portion de maison à Anthony estimée 450 Lt. et avait droit au tiers de la succession immobilière de son oncle (ici encore non évaluée). Dans le même village elle avait dix-sept arpents de terres, trois arpents et demi de vignes et quatre arpents de prés (non évalués). A l'exception de 300 L de rentes, ou 1200 écus comptants, ameublis, Geneviefve GODEFFROY conservait en propres l'ensemble de ses biens. Biens propres et ameublissement
En vertu de la liberté des conventions matrimoniales, la future épouse pouvait librement choisir de conserver en biens propres une part ou la totalité de sa dot, le reste étant ameubli, quelle que soit la nature juridique attribuée aux biens constituant la dot. Une clause de réalisation pouvait faire entrer dans les propres de l'un des futurs époux un bien meuble, mais il était possible d'ameublir un immeuble. Ce n'était pas le cas, en général, les immeubles et propriétés foncières demeurant biens propres.