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La gestion des biens du ménage incombait à l'époux selon des
dispositions de la Coutume de Paris :
" Le mary est seigneur des meubles et conquests immeubles par luy faits durant et constant le mariage de luy et sa femme. "7 " La femme mariée ne peut vendre, aliéner ne hypothéquer ses héritages sans l'authorité et consentement exprès de son mary."8
Dots
(Tableau 37, t. II, pp 200-208 et t. ni, pp 23-131)
La dot est le bien qu'apporte une femme au moment de son
mariage, définition qu'il serait vain de rechercher dans la Coutume de la
prévôté et vicomté de Paris :
" La Coutume de Paris ne contient pas d'article sur la dot. Cependant " en pays coutumier on regarde la dot comme une dette naturelle des pères et des mères, mais les enfants n'y ont pas d'action pour se faire doter (...) " 9
Généralement fournie par les parents, c'était une donation en avancement d'hoirie conformément à la coutume. Quelquefois la dot était, soit en partie soit en totalité, apportée par un autre membre de la famille ou même par un étranger.
Le montant des dots est très variable, depuis 1200 Lt., dots de Blanche DUPILLE (n° 21) et Marie de ROUSSILLON (n° 51), jusqu'à 30.000 Lt. et au-delà, pour Geneviefve GODEFFROY qui, après le décès de ses parents et d'un oncle orfèvre, bénéficiait d'une importante succession (n° 46). Cette dot était diversifiée et comprenait: des deniers comptants (400 écus = 1200 Lt.), des dettes particulières (600 écus = 1800 Lt.) et un reliquat de compte montant à 3517 écus 37 s. 9 d.
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