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L'exception est le fait de Louis de VOULGES et de Magdelaine
ROGER dont le contrat de mariage sans communauté de biens fut signé
le 15 mai 1626 (n° 53). Ce fut un mariage forcé ! Louis de VOULGES
pour :
" (...) libérer sa consience et en executtant les promesses verballes par luy faictes à lad. Roger, en suite desquelles il auroit en sa compagnie et coopulation charnelle dont seroit issue une fille qu'il auroit faict baptiser sur les fondz de l'église Saint-Eustache et icelle faict nommer Louyse de Voulges, laquelle est de présent aagée de quatre mois ou environ, avoir promis et promet offrir de vivre doresnavant selon les loix divines et humaines pour le faict de mariage prendre lad. Roger pour sa femme et légitime espouze."
La fiancée, âgée de vingt-sept ans, bien que fille d'un notaire royal à Langres, était illettrée puisqu'elle déclara ne savoir ni écrire, ni signer. Elle était sans dot, cas rarissime, sans douaire ni préciput, seule une donation irrévocable de 1200 Lt. lui serait attribuée au cas où elle survivrait à son mari, ceci pour toute convention matrimoniale. Le futur époux s'engageait à nourrir et à loger sa femme, la petite Louyse et les autres enfants à venir. Ayant une fille d'un premier lit il accordait par donation irrévocable 900 Lt. à chaque enfant né de ce second mariage, sans que ceux-ci ne puissent rien prétendre au partage de la succession avec sa première fille.
Implicitement, de futurs époux adoptaient une forme de communauté universelle en ameublissant la totalité de leurs biens. Ainsi, Jehan GUYOT apportant 5000 Lt. et Magdelaine BOUTRAYT disposant d'une dot de 7000 Lt, ameublirent tous leurs biens (n° 26).
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