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vers Paris des futurs fiancés, fils ou filles de marchands provinciaux
désireux de s'établir dans la capitale. Il n'en est rien, les pères des futurs
époux demeuraient à Paris, à quatre exceptions près : le père de Nicolas
BOUTRAYT habitait Villeneuve-le-Roi (n° 7), celui de Jeanne
PONTHIEU vivait au village de Bois-Jenffroy (n° 38), le père de Jehan
PIART était à Auxerre (n° 43), enfin le père (décédé) de Magdelaine
ROGER avait été notaire à Langres (n° 53). Dix fiancés habitaient la
même paroisse (n°5 2, 6, 8, ll, 14, 17, 29, 35, 36 et 40) (endogamie
paroissiale). Les familles des jeunes époux étaient donc établies à Paris
et l'endogamie était de règle.
Régime matrimonial.
La communauté de biens, régime normal conformément à la
Coutume de la prévôté et vicomté de Paris, portait sur les meubles et les
revenus de tous les biens propres. Les profits en résultant permettaient,
éventuellement, d'acquérir de nouveaux biens communs : les acquêts et
conquêts immeubles. Voici la définition que donne le Corps des
coutumes6 :
" Homme et femme conjoints ensemble par mariage sont communs en biens meubles et conquests immeubles faits et constant led. mariage. Et commence la communauté du jour des espousailles et bénédiction nuptiale. "
Si la liberté des conventions matrimoniales permettait de choisir
la séparation conventionnelle de biens ou, a contrario, la communauté
universelle, cinquante-deux couples sur cinquante-trois adoptèrent la
communauté de biens.