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mentionnés dans les contrats. II est donc certain que les pourcentages ci­dessus sont très inférieurs à la réalité, probablement au moins égaux aux pourcentages de fiancées orphelines puisque les futurs époux étaient plus âgés que leurs futures compagnes.
Remariage des veufs et des veuves
Quatre veufs, tous apothicaires, et quatre veuves se remarièrent (soit 17 %):
"Le mariage est, pendant l'Ancien Régime, une assurance sur la vie (...) C'est pourquoi, lorsqu'un couple est brisé par la mort d'un des conjoints, le survivant cherche à se remarier rapidement. Le remariage est un phénomène structurel de la société d'Ancien Régime, surtout en ville (...). Au XVIIe siècle, dans l'ensemble du royaume, trente-deux mariages sur cent, impliquent au moins un veuf ou une veuve. "5
Michel FAVEREL (n° 15), fiancé de Jehanne GUERET, avait épousé en premières noces Marye THEVENIN; Claude FRAGUIER était veuf de Magdelaine BOURGOING (n° 18) et se remariait avec Luce LECONTE (n° 19); François FRAGUIER, neveu du précédent, épousait en secondes noces Barbe TAMPONNET (n° 20) et Jehan PENOT se remariait avec Marguerite BABOUHOT (n° 42). Nous verrons que Louis de VOULGES avait été marié une première fois, avant d'épouser Magdelaine ROGER (n° 53). La veuve de Denis TOCQUET, apothicaire, épousa en secondes noces Pierre FOURNET, également apothicaire (n° 17). Epouse de Pierre de FORCIAT, écuyer, sieur de Lavor, pair d'Auvergne, Marguerite LEPUART se remaria avec un autre écuyer, Jean LAMBERT, lieutenant de la compagnie de Monsieur le Marquis de PRASLIN (n° 31). Messance MONTROUGE se maria trois fois, toujours