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" requérir l'avis " de leurs pères et mères, mais l'âge est rarement mentionné dans les contrats de mariage. Dans le cas de la fiancée nous savons qu'Anne de FURNES était majeure (n° 9) ainsi que Jeanne PONTHIEU (n° 38), Anne SYMON (n° 30) était âgée de dix-huit ans (son fiancé Martin JULLIOT avait vingt-cinq ans), Marie DUP AIRE de vingt-cinq ans " et plus " (n° 5) et Magdelaine ROGER de vingt-sept ans (n° 53).
Nous connaissons aussi l'âge de six fiancés. Jacques BREHIER était majeur de plus de trente ans (n° 8) et de ce fait il procédait normalement " pour luy en son nom ff. Pierre RASSICOD (n° 48) allait avoir trente-deux ans. Nicolas FOUCAULT (n° 16) était " majeur de vingt-cinq ans ff mais stipulait également!f pour luy et en son nom ", ce qui prouve que la règle fixant à trente ans la majorité matrimoniale des hommes n'était pas intangible et que les parents n'intervenaient pas toujours lors du mariage de leur fils. Martin JULLIOT (n° 30) et Jehan de SAINCT-GERMAIN (n° 52) avaient vingt-cinq ans, ou environ. Les parents du premier étaient " stipullans en ceste partie " pour leur fils, alors que le second agissait " en son nom, assisté de l'autorité" de ses parents. Michel DURUBLE avait vingt-six ans passés (n° 13) et procédait en son nom, assisté de sa mère.
Le cas de Pierre RASSICOD illustre les conflits qui pouvaient surgir avec les parents. A sa mère veuve :