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rapprochement des deux familles : Mathieu LEMYRE, ami du fiancé, Guillaume PIJART, oncle maternel, et Gilles LERAT, parâtre de la fiancée. L'homogamie nous semble convenir à cette union malgré la présence dans la famille de Magdelaine BOUTRAYT de deux apothicaires et de Pierre PIJART, son oncle, docteur en médecine.
Mais, hormis quelques cas, on ne se mariait pas hors de sa condition, les familles appartenaient au même niveau social, correspondant à la cinquième strate décrite par R. MOUSNIER 3, celle des " honorables hommes ", comprenant les marchands ou maîtres marchands, les marchands bourgeois de Paris, les marchands privilégiés ou marchands suivant-la-Cour. L'hypergamie se manifestait par quelques unions avec des hommes appartenant à la quatrième strate, celle des avocats, procureurs, notaires et les docteurs-régents en la Faculté de médecine (ceux-ci ayant qualité de M noble homme " ou " noble personne"). En fait ff il n'existait pas de cloisons très étanches entre les diverses couches de la société. "4 L'âge des futurs époux
Le fait est connu, la fiancée était, au XVIIe siècle, en général très jeune. La majorité matrimoniale était de vingt-cinq ans pour les femmes, de trente ans pour les hommes (édit de février 1556). En l'absence de majorité de leur fille ou de leur fils, les parents étaient dits ff stipullans en ceste partie pour ... !f; le fils (ou la fille) était : " assisté et auctorisé ..." par ses parents. Les enfants majeurs étaient tenus de
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