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deux apothicaires, son frère et son beau-frère, deux marchands changeurs royaux, un oncle et un cousin, un oncle maître orfèvre, et des marchands. Geneviefve GODEFFROY, orpheline de père et mère, avait un oncle orfèvre, un cousin changeur royal, mais elle disposait d'une fortune considérable, supérieure à 30.000 Lt. dont elle n'ameublit que 300 1, de rente ou 1200 écus comptants, au choix de son fiancé, soit environ le cinquième de ses biens. Propriétaire d'une portion de maison à Anthony, d'une partie de la succession immobilière de son oncle orfèvre, de terres, vignes, de rentes considérables, elle formait un beau parti, puisque les revenus de ses propres tombaient dans la communauté. L'installation et l'avenir du docteur-régent étaient assurés !
A priori, Anne de FURNES, fille d'un avocat en Parlement semblait d'un niveau social un peu plus élevé que celui de son fiancé Anthoine BRULON (n° 9), apothicaire privilégié, mais les situations des témoins étaient comparables : pour la fiancée, une soeur veuve d'un procureur en la Chambre des Comptes et deux beaux-frères, l'un notaire au Châtelet, l'autre procureur en la Cour de Parlement; le fiancé était accompagné d'un neveu apothicaire du Prince de Condé, d'un cousin docteur-régent, d'un second cousin secrétaire du Roi, Maison et Couronne de France et de ses finances. Les deux futurs époux conservaient la totalité de leur biens en propres dans cette alliance homogamique.
Les marchands, bourgeois de Paris, appartenaient à la même strate sociale que les apothicaires 2. Prenons deux exemples de contrats entre
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