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collaborateurs à partir du Terrier du Roi de 1705, puis sur les plans parcellaires des rues Saint-Honoré et Saint-Denis du Terrier royal. Afin d'élargir la localisation à tous les apothicaires recensés par les rôles de la taxe, nous avons effectué ce pointage sur le plan de GOMBOUST de 1652.
Les variations du nombre d'apothicaires au cours du XVIIe siècle ont été établies en analysant divers actes des archives de l'Ecole de pharmacie depuis 1617 à 1652. Quatre manuscrits de la Bibliothèque nationale nous ont apporté de très intéressantes informations sur le nombre de maîtres cumulant les maîtrises d'apothicairerie et d'épicerie en 1655, 1671, 1717 et 1722. Ces rôles permettent d'évaluer le nombre de membres de la communauté, car les apothicaires étaient majoritairement titulaires de la double maîtrise.
L'étude des variations diachroniques fait ressortir une décroissance du nombre d'apothicaires dans le dernier tiers du XVIIe siècle. Les causes sont multiples, économiques, démographiques mais surtout professionnelles. A partir de 1623, un violent antagonisme médical prit naissance, tendant à détourner la clientèle des apothicaires vers les épiciers, droguistes et médecins. Philbert GUYBERT et Gui PATIN menèrent cette croisade exacerbée par la ft guerre de l'antimoine ".
Au début du XVIIIe siècle, les rivalités médico-pharmaceutiques s'étant atténuées, l'immatriculation des apprentis apothicaires reprit son cours normal et le nombre de maîtres se stabilisa vers soixante-quinze.
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