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Les historiens et les démographes nous décrivent les crises
successives de la seconde moitié du XVIIe siècle: crise de la Fronde
(1649-1652), crises de 1661-1663 et 1693-1694 et leur cortège de
famines, d'épidémies, entraînant une augmentation de la mortalité.
A propos de la crise de la Fronde, J. DUPAQUIER précise " :
"Il est clair que le paroxysme de cette crise, dans les années 1649-1652, fait suite à une longue décennie dépressive, marquée par une aggravation de la pression fiscale, des troubles et des épidémies."
J. MEYER, nous l'avons souligné (cf. p. 148), a observé la brutale croissance des impôts entre 1630 et 1640.
La crise de 1661-1663 se caractérise par la famine et les épidémies
(fièvre pourprée ou typhus exanthématique, dysenterie) touchant
électivement le nord de la France. Leffet sur la démographie fut notoire.
Pour F. LEBRUN100:
w (...) alors que le nombre des décès est, en temps normal, de 600.000 à 700.000 par an, peut-être est-il de Tordre du million pendant chacune des trois années 1661,1662,1663. "
La crise de 1693-1694 fut délocalisée, le même auteur écrit101:
ffAu contraire, la crise de 1693-1694, touche la majeure partie du royaume et constitue la plus grande catastrophe démographique de tout le règne de Louis XIV."
Mais, sur ce fond de crise économique, entraînant de nombreuses banqueroutes, se greffait une violente polémique entre médecins et apothicaires. M. BOUVET102 a abordé ces conflits médico-pharmaceutiques aggravés par la querelle de l'antimoine que Pascal PILPOUL 103 a étudiée.
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