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représentaient pas la totalité de la compagnie, mais, suivant la terminologie employée, " la plus grande et saine partie des marchandz appotiquaires espiciers tf. Les archives nous ont fourni six documents qui répondent de façon satisfaisante à notre interrogation. Le premier d'entre eux est daté du 29 septembre 1617 et le dernier du 6 février 1652. Ils couvrent donc la première moitié du XVIIe siècle et encadrent les rôles de la taxe des boues.
Examen de réception à la maitrise de Thomas THEROUENNE, le 29 septembre 1617 86 (Annexe 10, t. II, p. 156)
Depuis l'arrêt du Parlement du 29 juillet 1559, les examens et chefs-d'oeuvre devaient avoir lieu devant les quatre jurés de la communauté des apothicaires, deux docteurs en médecine députés par la Faculté de médecine et des " maistres appoticaires pour le moins jusques au nombre de vingt-quatre ". Les jurés étaient " tenuz de faire signifier à tous les autres maistres appoticaires pour y assister ". Ceux-ci se faisaient un devoir d'être présents aux examens où ils avaient voix délibérative. Ainsi à l'examen de réception à la maîtrise de Thomas THEROUENNE, soixante-dix-sept apothicaires étaient présents, quarante-six favorables, trente et un opposés à la réception du candidat.
Les suffrages furent exprimés suivant V ordre ordinaire, terminologie qui s'est révélée d'un très réel intérêt. En effet lors de chaque scrutin, les apothicaires présents exprimaient leur vote suivant