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Les enseignes
Nous avons effectué cette étude antérieurement (p. 73), à propos de la boutique de l'apothicaire. Rappelons que les enseignes ne sont indiquées que dans trente-trois cas sur les cent vingt-huit maisons inscrites aux rôles de la taxe des boues, soit vingt-cinq pour cent. Ce pourcentage est supérieur à ceux qui résultent des dénombrements effectués à Paris en 1670 55 (quinze pour cent) et 1673 56 (treize pour cent, pour 20.300 maisons et 2650 enseignes de marchands).
Il est évident que bon nombre de maisons et de boutiques ne portaient pas d'enseignes, mais aussi qu'elles n'étaient pas toujours relevées par les dizainiers; ainsi l'enseigne de la maison de THIREMENT, la Nef d'argent, est omise au rôle de la taxe des boues (cf. p. 142).
La présence des enseignes facilite la localisation des apothicaires en raison de leur relative stabilité diachronique (voir cependant p. 156). Nous en donnerons des exemples ultérieurement.
Montant de la taxe des boues
M. Jacques BOURGEOIS GAVARDIN 57 s'est attaché à définir les modalités d'établissement de la taxe, en fonction du temps, à partir des sources déjà citées58,59.
Nous ne reviendrons pas sur les nombreux changements intervenus, depuis le début du XVIe siècle jusqu'au début du XVIIe siècle dans la réglementation de la police de la voirie et la fixation des