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CHAMBELLAN, l'autre ayant pour enseigne " La Nef d'argent ", appartenant au sieur THIREMENT, servait d'allée de passage vers la maison de Madame LE SAGE 45. Le procès-verbal n'indique pas que THIREMENT était apothicaire, mais le rôle de la taxe des boues apporte l'information souhaitée : les voisins de " Monsieur Tierrement, me appotiquaire " étaient la veuve CHAMBELLANT et M. LE SAGE, marchand de vin. De plus, le parcours du dizainier, situe la maison à proximité de l'angle de la rue Vieille-du-Temple (cf. plan 12, t. II, p. 146, n° 110).
En 1640, il y avait deux Jacques THIREMENT, l'aîné et lejeune. Le propriétaire de la rue Saint-Antoine était probablement l'aîné, puisque nous avons vu que le 17 mai 1640, Jacques, le jeune, et Michel DOUTRELEAU s'associèrent rue Saint-Jacques-de-la-Boucherie (p. 78).
En conséquence, nous avons émis l'hypothèse que, dans ces deux quartiers, les apothicaires étaient propriétaires de leur maison.
Dans ces conditions, cinquante-six apothicaires étaient propriétaires d'au moins une maison (dont une en copropriété). On doit ajouter les huit apothicaires décédés, également propriétaires, soit au total soixante-quatre.
Parmi ceux-ci il y avait une femme, qui devait exercer en tant que veuve d'apothicaire :
" Madame SIMON, appoticquairesse, six livres dix solz "46
Il est évident que le terme " appoticquairesse " est un abus de