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d'ordre, les nom et prénom de l'apothicaire, le nom de la rue, le n° de folio du manuscrit, la qualité (maître, marchand apothicaire, apothicaire du Roi), le type de maison (corps de logis), la nature de l'occupation des lieux (propriétaire, occupant ou non, locataire), la tenue d'une boutique, le lien de parenté de l'occupant avec l'apothicaire, lorsque celui-ci est décédé (veuve, héritiers), l'enseigne, le montant de la taxe. Ces indications sont suivies de la transcription de l'article. En fait, aucun rôle ne comporte l'ensemble de ces informations. Les noms sont fréquemment orthographiés de façon approximative, les prénoms très souvent absents, la qualité maître ou marchand rarement précisée (ce qui d'ailleurs est sans réelle conséquence), quelques apothicaires du Roi sont signalés. Il est dommage que la tenue d'une boutique soit habituellement omise et que le nom de l'enseigne ne soit pas toujours mentionné.
Les rôles des quartiers de la Cité, Place Maubert et Saint-Honoré sont les plus complets, contrairement à ceux des quartiers Sainte-Avoie, Verrerie et Saint-Antoine. Dans l'ensemble, les derniers manuscrits sont les plus incomplets.
Malgré tout, cette somme documentaire établie en un laps de temps assez court, est d'un réel intérêt. Grâce à ces rôles, nous disposons, pour la première fois, d'un recensement des apothicaires de Paris entre 1637 et 1643.