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marc. A partir de ces données nous avons dressé le tableau des filiations des diverses livres médicinales. Puis, exploitant les inventaires d'ustensiles, nous avons fait le relevé complet des balances et des poids qu'utilisaient les apothicaires de Paris.
Ceux-ci disposaient, en moyenne, de cinq à six balances et d'un ou deux fléaux de fer. Seulement quatre balances fines, ou trébuchets, ont été inventoriées. Les poids courants étaient de fer, de plomb ou de pierre. Certains possédaient des " marcs " ou piles à godets de 16 livres, d'autres des piles de 8, 4, 2 et 1 livres. Il y avait également une pile de 4 onces, la plus petite pile du commerce utilisée en France, dont le dernier godet correspondait à 1/2 gros (1 gros = 1 drachme).
Ces poids sont ceux dont usaient les commerçants et nos résultats sont en accord avec les conclusions de plusieurs auteurs constatant que les apothicaires ne disposaient pas de poids spécifiques destinés à l'usage pharmaceutique. Cependant les subdivisions du gros commercial ne correspondaient pas aux sous-multiples de la drachme médicinale : scrupule et obole. Les apothicaires utilisaient probablement certains poids-lamelles de laiton (ceux des changeurs, des orfèvres) mais, pour les faibles pesées, ils disposaient du grain d'orge, unité de base pondérale conservée jusqu'au XVIIIe siècle !
Avant d'achever cette étude sur la métrologie pondérale pharmaceutique, nous avons rappelé que les apothicaires-épiciers bénéficiaient de la concession de l'étalon de poids, depuis saint
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