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de son intérêt, une prisée réalisée en 1692. Très large, la fourchette de ces estimations s'établit entre 68 Lt. et 855 Lt.
Après le rappel des principales sources bibliographiques, nous avons étudié en détail les modèles de mortiers et de pots de pharmacie (faïence, grès, verre, étain...) que possédaient six apothicaires parisiens. Nous avons également rapporté deux passations de marchés, Fun de mortiers de bronze, l'autre de pots de faïence. Les apothicaires utilisaient une gamme de mortiers de fonte, bronze, plomb, marbre, verre, pierre, dont la valeur déterminait, pour une large part, le montant de la prisée des ustensiles (30 à 60 %). Les collections de pots étaient également très variées; Jehan de SAINCT-GERMAIN possédait un riche ensemble de pots d'étain dont la valeur atteignait 58 % du montant de la prisée des ustensiles. Naturellement, pots et seringues à clystères figurent dans la majorité des inventaires (seize sur vingt). La présence, ou l'absence, de gros matériel tels que presses, alambics, etc., prouve que certains apothicaires limitaient leur activité à des opérations galéniques usuelles et qu'ils abandonnaient à leurs confrères outillés, la fabrication de matières premières élaborées.
Avant d'aborder l'étude du matériel de pesage, balances et poids, nous avons analysé les principales recherches en matière de métrologie pondérale pharmaceutique. P. GUELHIERMOZ a montré qu'au cours des XVIe et XVIIe siècles, cinq livres médicinales avaient coexisté, à Paris et dans le nord de la France, et qu'elles dérivaient soit de l'once romaine antique, soit de l'once poids de