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Désireux de s'installer les apothicaires devaient acquérir ou louer une boutique et la garnir de drogues, médicaments et ustensiles, constituant le " contenu ff du magasin. Mais, en raison de l'exiguïté habituelle des lieux, nous avons montré que l'ensemble de la maison, de la cave au grenier, était encombré de drogues, sacs d'herbes, barils et autres, et qu'en fait, l'activité professionnelle était étroitement mêlée à la vie familiale. Ancien témoin d'un commerce abandonné, l'enseigne, surmontant la boutique, ne reflétait plus l'activité qui s'y exerçait.
S'il ne disposait pas des moyens financiers nécessaires à son installation, l'apothicaire pouvait s'associer à un confrère. Nous avons étudié sept cas d'associations, formées généralement entre pères et fils, ou entre alliés, et une société bâtarde entre un apothicaire et un marchand.
Que ce soit lors de la création d'une association, ou d'une cession, le contenu de la boutique devait être inventorié et prisé. Nous rapportons huit exemples de prisées dont les montants se situent entre 405 et 1900 Lt.
Sur les trente-trois inventaires après décès dont nous disposons, vingt font état de prisées d'ustensiles de boutique, comprenant les meubles et le matériel. Nous reportons chapitre 9, l'étude des drogues et des médicaments. Dix-neuf inventaires incluent des prisées de 1598 à 1660, auxquelles nous avons ajouté, en raison