122 LOBEL, Léonard FUCHS, Jérôme BOCK (TRAGUS). Il y avait
encore YHerbarum de BRUNFELS (titre complet : Herbarum vivae
eicones ad naturae imitationem effigiatae, 1530-1536), le De naturâ
stirpium (Paris, 1536) de RUELIUS (RUEL), VHerbario nuovo de
DURANTE, deux livres, Fun en français, l'autre en latin, de
MATTIOLI ou MATTÏOLE, le plus célèbre botaniste de l'époque,
auteur des Epistolae médicinales et de Commentaires sur Dioscoride,
considérés comme une encyclopédie pharmacologique de la
Renaissance. Il faut ajouter à cette riche collection, des oeuvres, non
définies, de PARE, Paul CONTANT, Jean FERNEL, puis un
" Epitome Galleny ", un livre d'Antoine MANELLI, une ,f Cisalpine
des plantes ", une pharmacopée (sans titre), VHistoire des poissons de
RONDELET. Ainsi, à de rares exceptions près, Jacques GREGOIRE
possédait les principaux ouvrages des savants botanistes du XVIe
siècle. L'inventaire ayant été dressé par le libraire DAUBIN il est
peu probable que des ouvrages importants soient restés dans les
vingt-six paquets de livres prisés ensemble 30 L 13 s.t. Les livres
identifiés ayant été évalués 119 L 2 s.t., le total de la prisée se monte
à 149 L 15 s.t.
L'inventaire après décès d'Antoine BRULON, établi à la
demande de sa femme Anne de FURNES, fut commencé le 21 mars
1655 147. Il n'y avait pas d'ouvrages de grande valeur si l'on en juge
par le nombre élevé de paquets, représentant, environ, sept cents
livres. Les lectures de cet apothicaire se rattachaient à l'histoire, à la
religion et à la pharmacie. En histoire on relève : les Considérations