121 YAntidotaire de WECKER, bâlois du XVIe siècle. Ces trois ouvrages
furent prisés chacun 20 sols. Deux lots de quatre-vingt-trois et
soixante-six volumes furent prisés respectivement 20 Lt. et 8 Lt. Les
livres individualisés furent estimés 112 1. 10 s.t. L'ensemble de la
prisée s'éleva à 140 1. 10 s.t.
Jacques GREGOIRE collectionna les ouvrages de matière
médicale, nous dirions aujourd'hui les ouvrages de pharmacognosie.
Son inventaire fut dressé à la requête de sa veuve Elizabeth
ROUTIER, le 26 juillet 1645 146. Sa bibliothèque comportait surtout
des livres du XVIe siècle, couverts de veau, de parchemin ou de
11 bazanne ". Cependant, une part de la personnalité de cet
apothicaire nous échappe en raison du grand nombre de livres
empaquetés dont les auteurs et les titres sont pour jamais perdus. Il
y avait quelques auteurs anciens : une histoire de PLINE (peut-être
son Naturalis Historia); un livre d'AVICENNE, non précisé; YOpera
de MESUE; le Practica de SERAPION (titre complet : Practica
studiosis medicinae utilissima). Jacques GREGOIRE possédait le
Luminare majus de MANLIUS DE BOSCO, auteur du XVe siècle.
Concernant de nombreux et célèbres botanistes du XVIe siècle, leurs
oeuvres ne sont définies que par la locution : histoire des plantes. Il
s'agit de DALECHAMPS (Histoire générale des plantes, Lyon, 1615),
DODOENS (Histoire des plantes, traduction en français par Charles
de L'ECLUSE, 1557), CLUSIUS ou Charles de L'ECLUSE,
ALDOVRANDI (Opera omnia, 1599), Valerius CORDUS, de