115 - les appareils de forte portée, dont la portée pouvait atteindre
plusieurs milliers de livres (poids publics, fonderies, arsenaux, etc.)
Les trébuchets de changeurs qui ont été conservés, pouvaient
atteindre une grande sensibilité. Au XVIIe siècle, il était possible de
fabriquer des balances fines, sensibles au 1/500 et même au
1/1000130. On pouvait apprécier jusqu'à 1/5 de grain, soit environ
10 mg (équivalent métrique du grain : 53 milligrammes).
Il n'y a pas de balance dans les inventaires du contenu de
boutique de FOUCAULT et PIJART, ce qui est inexplicable.
L'airain, le cuivre jaune, sont les matériaux des balances et de leurs
bassins. Le fléau peut-être de fer. Les grandeurs sont diverses, sans
autre précision. Les portées des balances de LEMAISTRE (n 22)
sont indiquées : il possédait quatre balances de 4 onces et deux
grandes balances de 3 livres. Chaque apothicaire possédait, en
moyenne, cinq à six balances mais on en compte neuf chez
BOURDIN (n° 3), onze chez GREGOIRE (n° 15), enfin, douze chez
FRAGUIER (n ll). Des balances fines, ou trébuchets, existaient
chez quatre apothicaires : DUMESNIL (n° 7), GREGOIRE (n° 15),
GUENAULT (n° 16) et de LISLE (n° 26). En plus des balances, il
y avait, en général, un ou deux fléaux de fer, garnis de leurs ais
(plateaux de bois) et, plus rarement, de bassins de cuivre. Ils étaient
équipés de leurs cordages.
Les prisées étaient souvent peu élevées : une paire de
balances était évaluée entre 10 et 20 sols, mais il y a une exception