114 Ainsi le Roi se procurait de nouvelles ressources fiscales. Il y
avait alors, deux Poids4e-Roi, Fun installé à la halle aux blés, l'autre
rue des Lombards, comme auparavant125.
Après ces considérations sur les poids médicinaux, nous achevons l'étude du matériel de pesage, en déterminant, grâce aux inventaires d'ustensiles, les modèles de balances qu'utilisaient les apothicaires parisiens, au XVIIe siècle.
Les balances d'apothicaires, selon les inventaires après décès (Tableau 15, t. II, p. 92)
A l'étude des instruments de pesage, il faut associer le nom d'Armand MACHABEY. On se reportera à son Histoire des poids et mesures depuis le XIlle siècle 126, mais aussi à son Mémoire sur l'histoire de la balance et de la balancerie 127. Le chapitre consacré aux balances par B. GARNIER et al 128, comporte des planches représentant divers types de balances françaises du XIe au XVIIe siècle, mais ces auteurs se réfèrent aux travaux de MACHABEY. Celui-ci classe les instruments anciens de pesage en trois catégories129: - les appareils de faible portée comprenant les balances fines et les trébuchets servant au pesage des métaux, monnaies et produits médicinaux, etc. Leur portée oscillait entre une once (environ 30,6 g) et une livre (environ 490 g).
- les appareils de moyenne portée, balances commerciales dont la portée s'échelonnait entre une et cinquante livres (environ 25 kg)