111
" (...) les quiex les ont justefiez parmi XV onces du marc de la monnoie du Roy (...) il en demoura certain patron par devers nous au Chastellet de Paris, pour le Roy, et un autre par devers les mestres des espiciers de Paris, semblable a ycelui et ainsi justefîé, comme dit est, pour touz les mestiers usans de poiz à Paris et un autre semblable à yceux par devers les tenans que on dit le Poiz le Roy à Paris (...) "
Le registre 7 des archives de l'Ecole de pharmacie tient un extrait des registres de la Cour des Monnaies portant que des poids y furent apportés par les gardes de la communauté des apothicaires-épiciers, le ler mars 1610, afin dfêtre contrôlés 114. Les poids de 50, 25 et 12 livres et des piles de 8 et 4 livres, après avoir été étalonnés en présence dfun juré balancier, furent marqués d'un poinçon de fleur de lys.
Les gardes de l'épicerie étaient chargés de contrôler les poids et balances des membres de leur communauté depuis la promulgation par Jean PLOIEBAUT, prévôt de Paris, du " registre des espiciers ff, le 30 juin 1311 115. Philippe le Bel 116, en janvier 1312, reprit les règles précédentes, en les étendant à l'ensemble des épiciers et marchands dfavoirs de poids de tout le royaume : les gardes de chaque communauté devaient contrôler les poids et les balances, deux à trois fois par an.
Les statuts de 1484 (p. 6) renouvelèrent cette injonction dans leur article 8. Puis, en novembre 1560, François II m étendit la responsabilité du contrôle des poids et des balances, par les gardes de la communauté, à l'ensemble des marchands d'avoirs de poids de Paris. Enfin les statuts de 1638 (p. 7) confirmèrent la mission dévolue