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La présence des piles dans les inventaires confirme que les apothicaires utilisaient, au moins jusqu'au gros (= drachme), les poids du commerce.
Les piles de 16 livres furent estimées 8 Lt. (n° 2) et 12 Lt (n° 30); une pile de 2 livres fut prisée 30 s.t. (n° 30), celle d'une livre, 12 s.t. (n° 30), 20 s.t. (n° 2) ou 30 s.t. (n° 24), selon les cas. Les apothicaires utilisaient fréquemment des poids de fer (1, 2, 4, 6, 12, 25 et 50 1.), de plomb (2, 4, 25 et 50 1.) et même de pierre (12, 25 et 50 L); le prix d'un poids de fer de 50 1, était de 50 s.t, celui d'un égal poids de pierre 60 s.t. Concession aux apothicaires-épiciers de l'étalon de poids et du contrôle des marchands " dfavoirs de poids ".
Les gardes apothicaires-épiciers avaient la garde de l'étalon de
poids depuis un "temps immémorial (...) par une concession faite du
temps de Saint Louis" (en fait sous Louis VII), selon les termes d'une
sentence du prévôt de Paris datée du 11 août 1655 ni :
"Lecture faite de l'acte de don fait ausd, maistres et gardes (de la marchandise d'épicerie et apothicairerie) de l'égallon du poids en Vannée onze cens soixante neuf, de tous les poids et personnes vendans à oeuvre de poids."
L'étude de la concession dont bénéficiaient les gardes de la communauté a été développée par H. ZANA 112.
Nous savons qu'il y avait trois étalons de poids, grâce à des lettres du prévôt de Paris Gille HAQUIN de 1322 113- Celui-ci fit vérifier et ajuster les poids des marchands d'avoirs de poids et des épiciers, par les maîtres de la Monnaie du Roi :