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107 De l'usage exclusif des livres de 12 onces en pharmacie est
née la notion de poids médicinal. Bien qu'à partir de 1732 l'utilisation
de la livre poids de marc de 16 onces devint obligatoire, l'expression
poids médicinal a été conservée pour désigner tout débit fait dans un
but curatif103.
Les poids utilisés par les apothicaires, selon les inventaires après décès (Tableau 15, t. n, p. 92)
Les apothicaires disposaient-ils de poids propres correspondant
aux subdivisions des diverses livres médicinales... en dehors du grain
d'orge ? Louis MARQUET observe que 104 :
11 Parmi les nombreux objets pondéraux anciens retrouvés, aucun n'est marqué en drachmes ou scrupules (...). Il ne devait pas être facile pour les apothicaires de composer des poids médicinaux en utilisant les subdivisions de la livre poids de marc, seules disponibles sur le marché et seules réglées sur des étalons existants. D'où l'intérêt de la réforme de 1732. "
En effet il n'a pas été possible, jusqu'ici, de retrouver des poids médicinaux français, bien que MACHABEY ait prétendu en avoir identifié 105, mais LAVAGNE a démontré que les poids en question étaient destinés à déterminer des poids spécifiques 106.
L'once, plus que la livre, était l'unité dont se servaient les apothicaires. Depuis 1550 environ, l'usage de la livre médicinale de 12 onces poids de marc leur permettait d'utiliser l'once du commerce. De même le gros des marchands, huitième partie de l'once poids de marc, pouvait tenir lieu de drachme. Mais, pour les sous-multiples de la drachme, il y avait un problème, mis en évidence
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