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aux malades, et, comme les substances dangereuses ne sont jamais administrées qu'en quantités infimes, cette différence restait insensible pour la santé du malade : elle nfétait sensible que pour sa bourse."
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Les médecins rédigeaient leurs ordonnances en onces, drachmes ou scrupules en ignorant quelle serait la livre utilisée par l'apothicaire mais les compositions et formules des ouvrages de médecine ou de pharmacie, en usage à Paris, étaient calculées en livres de 12 onces. Cependant les textes qui réglementaient remploi des livres médicinales font généralement référence à la livre soutive, c'est-à-dire à la livre de 326,33 g.
L'utilisation par les apothicaires des livres royales, livre de 15 onces, puis livre de 16 onces, à partir de la seconde moitié du XIVe siècle, leur était proscrite. Seuls, les ouvrages de cire devaient être pesés à la livre grosse". Réciproquement les épiciers ne pouvaient peser à la livre légère, comme l'attestent les lettres de 1311, de Jean PLOIEBAUT, prévôt de Paris, qui réglementa l'exercice de l'épicerie 10° :
"(...) nuls ne livrera a la livre soutive les choses qui doivent estre livrées et vendues à la livre grosse (...)"
Cette interdiction fut renouvelée par Philippe le Bel, en janvier 1312, aux épiciers et marchands d'avoirs de poids101 :
(...) commandons que (...) nul ne vende a icelle livre soutive (...) fors que a phisiciens et surgiens (...)"
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Une déclaration de François Ier alla dans le même sens
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102,
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(...) lesd, appothicaires pèsent leurs drogues pour faire emplastres et oignemens et autres choses servans a medecine a douze onces pour livre et lesd, espiciers pèsent leurs pouldres et espiceries a seize onces pour livre (...)"
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