105 hordei modice crassum " ! Le Codex de 1638 conserva le grain d'orge
comme unité pondérale de base, mais aussi la seconde édition du
Codex, en 1732, qui, cependant, aligna la livre médicinale sur la livre
poids de marc de 489,5 g, c'est-à-dire la livre commerciale de 16
onces poids de marc. Aucune modification ne fut apportée par les
éditions successives du Codex de 1748, 1758 et 1760. L'once
médicinale était subdivisée en 8 drachmes (équivalant au gros
commercial), la drachme en 3 scrupules (le denier marchand), enfin,
le scrupule en 24 grains... d'orge, alors que le grain poids de marc
avait un poids parfaitement déterminé, équivalant à cinquante-trois
milligrammes. Les apothicaires utilisaient aussi l'obole, égale au
demi-scrupule.
Ce système pondéral était fondé sur l'octave : livre de 16 onces (2 x 8), marc de 8 onces, once de 8 drachmes, drachme de 72 grains (3 x 24), scrupule de 24 grains (3 x 8).
Dans le midi de la France (Montpellier, Toulouse mais aussi Lyon) la livre médicinale utilisée correspondait à 12 onces poids de table, c'est-à-dire aux trois quarts de la livre commerciale dite ff poids de table" (cf. tableau 14).
Comment les apothicaires parisiens pouvaient-ils s'y
reconnaître ? GUILHIERMOZ apporte la réponse 98 :
11 Pourvu qu'on comptât 20 grains au scrupule, 3 deniers à la drachme, 8 drachmes à l'once et 12 onces à la livre, tout allait bien, et cependant il y avait près de 100 grammes de différence entre la livre 1 et la livre 5. Cette négligence s'explique du reste par le fait que la composition des remèdes est affaire de proportion, non de quantité; la différence des poids ne se faisait donc sentir que dans les doses administrées