102 antiques. Celle-ci dérivé, selon DECOURDEMANCHE, du talent
babylonien dont elle est la centième partie 94. Cet auteur remarque
également que la livre de Charlemagne (489,5 g) est la soixantième
partie du talent assyrien et que les poids du Moyen Age se relient
directement à ceux antérieurs.
Les données que nous avons collectées dans les publications de ces deux auteurs ont été rassemblées en un tableau (Tableau 14, t. II, p. 91) qui fait apparaître la filiation des livres médicinales antérieures à 1732, année où fut adoptée la livre médicinale égale à la livre poids de marc.
Au début du XIVe siècle la livre royale utilisée à Paris était la livre de 15 onces de Troyes (458,91 g), l'once de Troyes étant Fonce poids de marc (30,59 g). A partir de la seconde moitié du XIVe siècle, la livre poids de marc de 16 onces (489,5 g) s'imposa et devint la livre royale, contenant deux marcs de Paris, ou marcs de France. Celui-ci fut une entité stable puisque MACHABEY a démontré qu'il n'avait pas varié du XIIIe au XVIIIe siècle95. La livre poids de marc se rattache à la livre romaine antique par le rapport simple de trois à deux.
Selon plusieurs textes des XVIe et XVIIe siècles, cités par GUILHIERMOZ 96, cinq livres médicinales étaient alors en usage à Paris et dans le Nord de la France 97 (voir tableau 14) :
- deux livres se rattachaient à l'once romaine antique de 27,19 g :
- 1 livre de 10 onces (équivalant à 271,94 g)