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Jehan de SAINCT-GERMAIN possédait un bel ensemble d'objets d'étain, pesant 1162 1., sans compter les seringues à clystères. En ajoutant une réserve de 278 1, d'étain non façonné, la valeur du stock dépassait 500 1.1, soit 58 % du montant de la prisée des ustensiles. Les pots d'étain étaient prisés à raison de 8 à 10 sols par livre-poids.
Naturellement les apothicaires de l'époque disposaient tous de pots et seringues à clystères pour " ramollir, humecter et rafraîchir les entrailles " de leurs clients ! Cependant, ces accessoires ne figurent pas dans trois prisées sur les vingt analysées (COUSTART, GUENAULT et PIJART). En revanche il y avait douze seringues dans la boutique de Jehan de SAINCT-GERMAIN, mais la moyenne s'établissait entre trois et cinq. Résultante logique de l'usage immodéré des lavements, une chaise " à coliques " figure dans les inventaires de BERGER et de Jehan de SAINCT-GERMAIN, adeptes convaincus de cette thérapeutique à la mode.
Autres ustensiles (Tableaux 8 à 13, t. II, pp 76-90)
Pour réaliser les différentes opérations propres à son art, telles que infusions, décoctions, filtrations, distillations, extractions de principes végétaux ou animaux, l'apothicaire disposait d'un matériel approprié (voir les tableaux). Jacques II GUENAULT utilisait, en 1692, de nombreux appareils, dont le cuivre, rouge ou jaune, était le matériau principal : bassines, poêlons, chaudrons, vaisseaux divers, alambics, bains-marie,