94 albâtre, ivoire, verre et bois. De très nombreuses études lui ont été
consacrées et on pourra se reporter à la thèse de CAZALA72 qui en
a retracé l'histoire, depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque classique.
Robert MONTAGUT 73 a écrit, fort à propos, que le mortier " est
aussi un objet d'art, ou mieux, au moment de sa fabrication, un objet
de l'art ".
Un marché de mortiers (t. III, p. 21).
Trois apothicaires de Paris, Pierre BERGER, Pierre BOULDUC et Nicolas BOVIN firent une commande groupée de mortiers de bronze, le 9 juin 1639, à Pierre MOBON, maître fondeur demeurant rue du faubourg Saint-Marcel, paroisse Saint-Médard 74. Ils assuraient une partie de la fourniture du métal, de vieux mortiers " rompus "; le maître fondeur apportait " le surplus du mestail de cloche ff. Le poids des mortiers commandés s'échelonnait de 80 L à 200 livres-poids soit, en équivalent métrique, 39 à 98 kg (1 livre-poids = 0,489 kg). Le prix de 100 livres de métal de cloche fourni était de 35 Lt. auquel il fallait ajouter 15 Lt. de façon, soit 50 Lt. pour 100 livres de mortier façonné, le délai de livraison étant d'un mois.
Les modèles de mortiers utilisés selon les inventaires après décès. (Tableaux 8 à 13, t. II, pp 76-90).
La majorité des apothicaires possédaient des mortiers de fonte, sauf Jacques GUENAULT. Les trois grands mortiers de fonte de Pierre BERGER pesaient respectivement 187, 164 et 91 livres et il en avait six autres de grandeurs diverses. Outre deux gros mortiers, Estienne REGNAULT détenait quatre mortiers de fonte pesant