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Nous connaissons, grâce à une quittance de 1636, le montant d'une prisée d'ustensiles de boutique, mais sans disposer de l'inventaire. Marie GILLOT 71, veuve de l'apothicaire Jacques de SAINCTE-BEUFVE, apportait lors de son remariage avec l'apothicaire du Roi, Jean LEGER, la somme de 10.000 Lt. incluant la valeur des ustensiles de la boutique du défunt, soit 731 1. 17 s.t.
Parmi ces inventaires, six sont particulièrement riches en matériel typiquement pharmaceutique : objets de faïence, de grès, de verre, clystères, mortiers, pots d'étain, balances et poids (dont nous reportons l'étude aux paragraphes réservés au matériel de pesage, p. 107 et p. 114). Ces six inventaires, présentés en tableaux, concernent : Pierre BERGER (Tableau 8, t. II, p. 76), Pierre FOURNET (Tableau 9, t. II, p. 78), Denis GARANJON (Tableau 10, t. II, p. 80), Jacques GUENAULT (Tableau ll, t. II, p. 82), Etienne REGNAULT (Tableau 12, t. II, p. 86) et Jehan de SAINCT-GERMAIN (Tableau 13, t. II, p. 88).
Etudions maintenant ces ustensiles d'apothicairerie dont certains exemplaires font la richesse de musées ou de collectionneurs contemporains. Les mortiers
Cet ustensile, utilisé pour le broyage et le mélange des drogues, épices et médicaments est, sans nul doute, la pièce la plus caractéristique du matériel de l'apothicaire avec la balance. Sa matière et son poids étaient très variés : fer, bronze, plomb, cuivre, étain, marbre, agathe,