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89 ne tenait compte ni d'un droit au bail ni de l'achalandage, c'est-à-dire
de l'importance de la clientèle. Parmi la soixantaine de baux, que
nous étudierons chapitre 7, nous n'avons aucun bail de boutique
seule. Nous rapportons deux exemples de baux comportant une
transaction sur le contenu de la boutique; le premier concerne la
location d'une partie de maison avec vente du contenu de la
boutique, le second la location de quelques pièces d'une maison et du
contenu de la boutique.
- Le 27 décembre 1614, Guillaume DESCOUYS, apothicaire installé rue de la Juiverie, loua pour huit ans à René POLLAIS, une partie de sa maison et lui céda le contenu de sa boutique 63. La location, consentie au prix de 600 Lt. par an, comprenait la boutique et la cave au-dessous, la sallette joignante, la deuxième chambre, le bouge attenant, la moitié de la troisième chambre (qui était cloisonnée !), cour et puits. Le bailleur délaissait le contenu de la boutique, dont la valeur devait être établie ultérieurement par prisée, et se réservait le droit de préparer et débiter certaines tablettes de sa composition et fournir les drogues et médicaments aux dames religieuses de Chelles. Ceci impliquait qu'il ait la jouissance de la boutique " à toutes heure qui luy plaira ff ! (t. III, p. 171).
- Blanche DUPILLE, veuve de l'apothicaire Denis GARANJON, habitant au faubourg Saint-Honoré, loua, le 20 janvier 1621, à son serviteur Jean AUBERT, pour six années, une partie de sa maison comprenant la boutique et son contenu, une grande cave, la deuxième chambre et la petite étude sur la montée 64. Le contenu de
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