88 Le 3 mai 1631, Geneviève LECLERC, veuve de l'apothicaire
Anthoine LALLEMANT, demeurant rue Saint-Germain-F Auxerrois,
établit une convention avec Jacques LEFERREUR, apothicaire de
l'Artillerie de France, aux conditions suivantes62. Celui-ci s'engageait
à fournir les drogues, marchandises et ustensiles d'apothicaire, payer
les loyers de la boutique, les taxes et les gages des serviteurs. En
contrepartie de la location du privilège qui lui était consentie,
LEFERREUR devait verser à la veuve LALLEMANT 100 Lt. par
an, à raison de 25 Lt. par quartier. L'accord était révocable après un
préavis de six mois.
L'acte fut annulé le 8 juin 1633, à compter de la Saint-Jean­Baptiste, LEFERREUR reprenait le contenu de la boutique qui lui appartenait et transportait le bail à la veuve qui pouvait disposer, comme bon lui semblait, de son privilège de tenir boutique ouverte à Paris.
Création ou acquisition de la boutique. Prisée du contenu de boutique
L'association permettait à un jeune apothicaire d'exercer son métier sans avoir à engager de fonds importants, ni à rechercher un logement, car il était accueilli dans la maison du propriétaire de la boutique. En règle générale, les apothicaires demeuraient dans la maison même où était situé leur magasin. Afin de s'installer, l'apothicaire devait louer, ou acheter, une maison, ou partie de maison, ayant une boutique. S'il s'agissait d'une boutique d'apothicaire la transaction ne portait que sur son ff contenuff, car on