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87 HERON et Marie DUPAIRE). La société formée par CODONI et
SALTINI cessa, en raison de la mort du premier, après cinq ans et
quatre mois, LARDIERE et son fils se séparèrent au bout de quatre
ans et quatre mois et les HERON après un an seulement. Deux
sociétés furent créées pour six ans, mais après trois ans et dix mois,
THIREMENT et DOUTRELEAU y mirent un terme, alors que
Marie LE TELLIER et ses neveux se ff départirentff après un an et
demi seulement. Agnès ROZY et Anthoine BRULON fixèrent un
terme raisonnable de deux ans à leur société, qu'ils prorogèrent d'un
an à deux reprises.
A l'exception de l'association très particulière de CODONI et SALTINI, les associés partageaient les frais, achats, gains, profits et pertes éventuelles, à parité.
Les associations d'apothicaires n'étaient donc pas plus rares à Paris qu'en province, où n'étaient autorisées que les sociétés entre maîtres appartenant à la même communauté, ou celles d'un père avec son fils (statuts de Lyon en 1660) et d'un apothicaire avec la veuve d'un confrère 61.
Location du privilège d'une veuve d'apothicaire de tenir boutique ouverte
Nous venons d'étudier trois cas d'associations permettant à des veuves d'apothicaires de continuer l'exercice du métier après le décès de leur époux. Dans l'exemple suivant la veuve loua son droit de tenir boutique à un apothicaire privilégié, lui permettant ainsi de s'installer à Paris.
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