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intérêts des 500 Lt. appartenant aux enfants mineurs et représentant sa part dans l'association, soit 31 L 5 s.t. par an (denier 16).
L'association fut moins éphémère que les précédentes et fut renouvelée pendant deux ans.
Quelques données complémentaires concernant l'activité de BRULON, ainsi que les frais domestiques des deux associés, sont intéressantes :
- le budget annuel des dépenses domestiques était fixé à 600 Lt. Avec cette somme les associés comptaient régler les frais de nourriture, y compris celle des enfants mineurs de la veuve (dont nous ne connaissons pas le nombre) et des deux domestiques, les dépenses de chauffage (bois, charbon) d'éclairage (chandelles), blanchissage, gages des deux serviteurs et généralement " toutes choses nécessaires tant pour la boutique que mesnage de lad. famille ". Ce montant semble faible, mais il était prévu qu'ils pouvaient l'augmenter d'un commun accord.
- l'apothicaire devait " prendre garde et avoir le soin ff d'exercer le mieux possible " la manière et méthode de penssemant et traictement de tous les malades qui se présenteront ff. Ces pratiques étaient courantes au XVIIe siècle où l'apothicaire se rendait au lit du malade pour lui administrer des clystères ou des remèdes, assurer des gardes de nuit, mirer les urines, pratiquer de la petite chirurgie, des saignées, "pencer " les patients et même rédiger des certificats de grossesse ! En effet, le 30 novembre 1632, Martin DUFRESNOY, apothicaire rue Saint-Honoré, Nicolas BRAIER, docteur-régent en la Faculté de
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