80 Il apparaît que Dominique LARDIERE était particulièrement
généreux pour son fils, à tel point que, lors de l'inventaire après
décès, les soeurs et beaux-frères de Jean :
" (...) ont protesté et protestent de se pourvoir par les voyes de droict en ce que lesd, pièces leur sont préjudiciables. "
Par pièces il faut entendre le contrat d'association, le remboursement des 500 écus et les conditions du désistement. . Association de Pierre HERON et Marc HERON, son fils (16 février 1620)
Cette association (t. III, p. 16) fut conclue lors de la signature
du traité de mariage de Marc HERON et Marie DESNOS 47 (tIII, p. 77). Pierre HERON, et sa femme Magdelaine FOURNIER, firent cession en avancement d'hoirie de la moitié de toute la marchandise, médicaments, drogues et ustensiles d'apothicaires de leur maison et boutique, rue Saint-Denis, dont une estimation allait être faite. L'association fut constituée à parts égales mais, un an après, le 18 février 1621, le père et le fils décidèrent de se désister 48. Pierre HERON racheta la part de son fils en lui versant 1800 Lt., soit : 950 L 7 s. 7 d.t. représentant la moitié de la prisée de l'inventaire des drogues, médicaments et ustensiles, faite le 4 mars 1620, et 849 L 12 s. 5 d.t. en règlement des dettes actives et parties revenant à Marc. Il en résulte que la valeur du contenu de la boutique s'élevait à 1900 L 15 s. 2 d.t., somme relativement élevée. - Associations de veuves d'apothicaires
Les veuves d'apothicaires pouvaient continuer à exercer le métier à condition d'engager un serviteur expert (art. 14 des statuts