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Si l'apothicaire ne disposait pas de deniers personnels suffisants pour acheter le contenu d'une boutique, il lui était loisible de s'associer avec un apothicaire déjà installé, ou à une veuve d'apothicaire, héritière de la boutique de son défunt époux.
Associations d'apothicaires
Nous distinguerons les associations de deux apothicaires, les associations entre père et fils et les sociétés formées par les veuves d'apothicaires.
- Association de deux apothicaires privilégiés : Anthoine CODONI et Jacques SAUTIN 1 (16 avril 1621).35
Cette association a ceci de particulier qu'elle concerne deux apothicaires royaux suivant-la-Cour, installés à Paris en raison de leur privilège (cf. t. III, p. 13). On sait qu'ils étaient apothicaires de la reine Marie de MEDICIS 36 qui disposait de six charges d'apothicaires, en 164737. Le contrat d'association qualifie CODONI " appoticaire ordinaire du Corps de la Reyne mère ff, tandis que SALTINI n'était qu'un " appoticaire du Corps de lad. Dame. ". Cette nuance, s'il n'y a pas omission de la part du copiste, peut expliquer pourquoi le premier loua au second à la fois son privilège de tenir boutique à Paris (cf. p. 21) et son office d'apothicaire de la Reine. A cette époque les officiers considéraient leur charge comme un bien que l'on exploite et dont ils pouvaient concéder l'exercice à un tiers.
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