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une boutique, avec cave au-dessous pour la marchandise, une seconde cave pour " serrer le vin !f, une salle, une première galerie pour mettre les eaux distillées, sirops, onguents et autres, un petit cabinet, fermant à clé, situé dans la galerie, et comportant de nombreuses tablettes, une deuxième galerie pour les simples fleurs, huiles et autres, avec toutes les tablettes, sacs dfherbes et fleurs, une deuxième chambre avec garde-robe, où le preneur demeurait, une troisième chambre sur le devant, puis une chambre derrière dite " chambre aux drogues ", enfin une autre petite chambre, un grenier, cuisine, puits, cour. (t. III, p. 146).
En somme, les drogues et marchandises étaient dispersées dans toute la maison. Dans la boutique se trouvaient des marchandises, drogues, sirops, compositions, emplâtres, onguents, huiles, pilules, poudres " cordialles ", puis des fourneaux, armoires, tablettes diverses, ustensiles; cet inventaire fut fait par les deux apothicaires M entre eulx, soubz leurs seingtz ", et nous ne connaissons pas le montant de la prisée.
M. BOUVET a décrit le mobilier des boutiques d'apothicaires provinciaux 30 constitué de casiers, armoires (parfois munies de serrures, pour la détention des substances toxiques), tables, chaises, matériel dféclairage (chandelles de cire) et de chauffage. Sur des éventaires décorés étaient exposés de grands vases dits de montre ou de ff monstres w (thériaque par exemple).