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moins que l'accès soit seulement assuré par le couloir du rez-de-chaussée. ff
Dans le meilleur des cas la boutique était assez grande et spacieuse, avec une arrière-boutique. Certains apothicaires disposaient d'un laboratoire ou d'un ,f ouvroir " 27 dans lequel ils exécutaient des opérations plus complexes, telles que des distillations, nécessitant un gros matériel. Dans la cave, sous la boutique, ils entreposaient les fûts et bouteilles. Habitant la maison même où ils travaillaient, ils avaient fréquemment un grenier où ils stockaient les plantes médicinales. Ils jouissaient naturellement d'autres dépendances : puits, aisances, cour et parfois, jardin.
Nous consacrons le chapitre 7 à l'étude de l'habitation, mais
la description de la maison de l'apothicaire-épicier Georges
DESQUELOT, que nous devons à Madeleine JURGENS 28, a sa
place ici :
ff Au rez-de-chaussée rêgnent la salle, la cuisine et l'ouvroir. Au premier étage, deux chambres et une garde-robe. Au deuxième étage, deux chambres et deux pièces d'usage professionnel la "chambre aux confitures " et la chambre à 11 distiller eaues ff. Un grand grenier coiffe la maison. Dans ce logis, Desquelot vit avec sa femme, deux enfants et pas moins de six serviteurs et une chambrière. "
On ne peut qu'être surpris par le nombre de serviteurs qui vivaient chez cet apothicaire dans la première moitié du XVIe siècle. (Voir le schéma de cette maison, t. II, annexe 6, p. 73).
Plus instructive était la destination des pièces de la maison de la rue Saint-Antoine que Pascal BAZOUYN loua à Anthoine DELALANDE le 13 septembre 161229. Le corps de logis comportait