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tels que celui de Michel DUSSEAU , pour le XVIe siècle, ou de Jean de RENOU 2\ pour le XVIIe siècle.
Le livre de M. DUSSEAU, Enchirid ou Manipul des miropoles (1561), le plus ancien traité de pharmacie rédigé en français, est une "instruction " pour " tous ceux qui désirent scavoir la médecine ", que Ton qualifierait actuellement d'ouvrage de pharmacie galénique. L'auteur fait part de sa conception concernant l'implantation de la boutique. Jean de RENOU a développé la notion de boutique idéale dans La Boutique pharmaceutique (1638).
André ALLARD 25> partant également de descriptions de boutiques provinciales, fit une synthèse qu'il exposa dans La Boutique de l'apothicaire du XVIIe siècle, Il est vraisemblable que les boutiques parisiennes ne devaient guère différer des modèles provinciaux.
La boutique était ouverte sur la rue, le public pouvait donc contempler l'apothicaire dans l'exercice de ses fonctions. Elle comportait extérieurement deux vantaux, dont l'un placé en position horizontale pouvait servir d'étal pour l'exposition de drogues. La nuit ces deux vantaux étaient rabattus et fermaient la boutique. Nous ne savons pas si ces boutiques disposaient de fermetures vitrées comme les boutiques des commerçants de Paris, mais relisons la description qu'en fait J.-P. BABELON 26:
" Rectangulaires ou cintrées, les ouvertures des boutiques sont souvent vitrées d'un large châssis, et barrées à mi-hauteur par un étal. Celui-ci s'interrompt en son milieu ou sur un côté pour permettre l'accès à la boutique ou à l'atelier, à
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