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Charlotte BOUCHER, femme dfun commissaire au Châtelet, qui, avec la
complicité de sa servante, tenta par deux fois d'empoisonner son mari et,
ceci ne suffisant pas, l'acheva à la hache ! Le Parlement condamna les
deux criminelles à la peine capitale, le 27 février 1677 20. L'apothicaire
reçut un blâme public, fut condamné au paiement d'une amende de
cinquante livres, à la fermeture de sa boutique jusqu'à Pâques, et aux
dépens. L'arrêt du Parlement imposa un règlement aux
apothicaires-épiciers concernant la détention et la délivrance des poisons :
" Ordonne que les apoticaires et épiciers enfermeront dans un lieu sur et dont ils auront seuls la clef, toutes drogues comme arsenicq, sublimé, réagal, et autres, dont on peut faire un mauvais usage pour la destruction du corps humain, lesquels ils ne pourront vendre ni débiter qu'à personnes domiciliées et notoirement connues (...)"
Ils devaient tenir un registre paraphé par le commissaire du quartier, consigner le nom du client, la quantité et la destination de la substance vénéneuse délivrée, la date du débit.
Ces dispositions réglementaires furent reprises et développées dans " l'édit des poisons "21, scellé à Versailles, en juillet 1682, par Louis XIV. Entre temps la" chambre ardente "avait été instituée en 1679 et la VOISIN brûlée en 1680. Cet édit condamnait au bannissement les devins et devineresses, défendait toutes pratiques superstitieuses, punissait de mort les personnes " assez méchantes pour ajouter et joindre à la superstition l'impiété et le sacrilège " et " tous ceux qui seront convaincus de s'être servis de venefices et de poisons" (art. 1 à V).
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